La traduction est un art qui exige du talent et une culture interdisciplinaire approfondie. Il est illusoire de penser que les traducteurs électroniques, de plus en plus fréquents, puissent remplacer l'interprète vivant. La traduction, en étant un processus extrêmement complexe, opère dans des couches symboliques et métaphoriques que les intelligences artificielles n'ont toujours pas de compétence de saisir ni d’interpréter, donc je doute, sans perdre de vue la vitesse de développement de la science de toutes sortes, que cette compétence puisse se développer de notre vivant dans les machines.


Comme en témoigne la littérature, les meilleurs traducteurs sont généralement ceux qui ont du talent littéraire, ne serait-ce que pour mentionner ici mes modèles inégaux -Tadeusz Boy-Żeleński et Roman Brandstaetter.

La traduction est un art par excellence et sa pratique n'est pas accessible à ceux qui - comme aime le dire un éminent écrivain et traducteur de la littérature russe, auteur d’une riche œuvre, prof. Jerzy Pomianowski – en ayant à leur disposition une chaise et un ordinateur, sont convaincus de posséder du talent littéraire.